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GÉOLOGIE

 

Peu d'élèves sortent de leur cursus scolaire en étant capables de citer plus d'une scientifique. Ce constat n'est pas étonnant étant donné que très peu de figures féminines ayant contribué à l'histoire des sciences sont présentées dans les manuels scolaires ou dans nos activités.

Pour se donner les moyens de rétablir la véritable histoire des sciences de la vie et de la Terre, pour que toutes et tous puissent se reconnaître et s’identifier dans ces héros et héroïnes culturel⋅le⋅s qui se sont succédé au cours du temps, voici quelques notices biographiques qui devraient pouvoir trouver place dans nos enseignements.

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Mary Tharp (1920-2006)

 

Géophysicienne, Mary Tharp est longtemps exclue, en tant que femme, des campagnes qui se font en mer. Elle est finalement la première femme à embarquer et à faire partie d'un équipage pour réaliser des campagnes de relevés de la topographie des fonds marins. Elle réalise la carte des fonds sous-marins, laquelle a permis de mettre en évidence les dorsales océaniques : une avancée fondamentale pour établir la tectonique des plaques. C'est cette même carte que l'on retrouve dans la couverture intérieure de nombreux manuels scolaires.

Pour en savoir plus
– [en] Biographie de Marie Tharp, Institut océanographique nord-américain WHOI
– [fr] Notice biographique Wikipedia

PROGRAMME EN RELATION
Niveau   Thème   Extraits du B.O.
1re S   Thème 1B – La tectonique des plaques : l'histoire d'un modèle > L'hypothèse d'une expansion océanique et sa confrontation à des faits nouveaux.   « Au début des années 1960, les découvertes de la topographie océanique […] permettent d'imaginer une expansion océanique par accrétion de matériau remontant à l'axe des dorsales, conséquence d'une convection profonde. »

« Comprendre comment la convergence des observations océanographiques avec les mesures de flux thermique a permis d'avancer l'hypothèse d'une expansion océanique réactualisant l'idée d'une dérive des continents. »
4e      

 

Alice Wilson (1881-1964)

 
Géologue et paléontologue canadienne, Alice Wilson entre à la Commission géologique du Canada en tant qu'assistante dans un musée. Avec le temps, elle obtient enfin une place plus que méritée de géologue. Bien qu'elle soit munie d'un doctorat, poursuivre ses recherches géologiques dans un milieu considéré comme l'apanage de la gente masculine est pour elle synonyme de lutte durant toute sa carrière.
Elle est à l'époque l'autorité reconnue dans le domaine des formations paléozoïques de l'Est de l'Ontario, dont elle a relevé les distributions, stratigraphies, structures et fossiles, surtout ceux de l'âge ordovicien. Par ses conférences, ses excursions, ses publications et ses expositions dans les musées, elle rend la géologie accessible au grand public, particulièrement aux enfants. C'est dans cette même optique qu'elle écrit un livre, La Terre sous nos pieds. Alice Wilson ne sera appelée « docteure » que deux ans avant de prendre sa retraite. En 1937, elle est élue membre de la Société royale du Canada. Elle est la première femme à recevoir cet honneur.

Pour en savoir plus
– [fr] Loris S. Russell, « Alice Evelyn Wilson », The Canadian Encyclopedia, 16 décembre 2013 (consulté le 7 octobre 2015).
– [fr] Dale Simmons, Brian Shipley et Barb Cloutier, « Les vedettes du roc : où sont les femmes ? », Bibliothèque et Archives Canada (consulté le 7 octobre 2015).
 
PROGRAMME EN RELATION
Niveau   Thème   Extrait du B.O.
         
 

Inge Lehmann (1888-1993)

 
Sismologue danoise, Inge Lehmann suit des études de mathématiques et travaille au sein de l'Institut royal de géodésie du Danemark.
En 1912, Beno Gutenberg identifie l'interface entre le manteau et le noyau terrestres, dont Harold Jeffreys démontre la fluidité en 1926. En 1936, Inge Lehmann démontre l'existence d'une graine solide à l'intérieur du noyau liquide de la Terre. Elle fonde son étude sur la mise en évidence de trains d'ondes P (ondes P') à l'intérieur de la zone d'ombre, qu'elle interprète comme des ondes réfractées à l'interface entre graine et noyau externe. En hommage, son nom est donné à la discontinuité existant entre le noyau liquide et la graine solide (« discontinuité de Lehmann »), située à 5 100 km de profondeur.

Pour en savoir plus :
– [fr] Vincent Deparis, Histoire d'un mystère : l'intérieur de la Terre, Planet Terre, 5 avril 2001 (consulté le 7 octobre 2015).
– [en] Edmond A.Mathez, « Inge Lehmann: Discover of the Earth's Inner Core », dans Earth: Inside and Out, The New Press, site de l'American Museum of Natural History, 2000 (consulté le 7 octobre 2015).
PROGRAMME EN RELATION
Niveau   Thème   Extrait du B.O.
1re S   Thème 1B  La tectonique des plaques : l'histoire d'un modèle > La naissance de l'idée   « Réaliser et exploiter des modélisations analogique et numérique pour établir un lien entre propagation des ondes sismiques et structure du globe. »