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Manuels scolaires et transidentités
Enseignement scientifique ES/L
Cas des manuels Nathan, Hatier, Bordas, Hachette et Belin

Publication : 21/01/2016
Écrit par : Alexandre Magot 

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La notion d’« identité de genre » apparaît explicitement dans le programme officiel de SVT dans un seul niveau du secondaire : celui de l’enseignement scientifique des classes de 1re ES et 1re L (le programme y est le même). On trouve cette notion au sein de la partie « Féminin, masculin », plus précisément dans la sous-partie « Devenir homme ou femme ».

Il est précisé dans ce programme : « Ce thème vise à fournir à l'élève des connaissances scientifiques clairement établies, qui ne laissent de place ni aux informations erronées sur le fonctionnement de son corps ni aux préjugés. »

Par ailleurs, parmi les capacités à transmettre aux élèves, on compte celle-ci : « Différencier, à partir de la confrontation de données biologiques et de représentations sociales, ce qui relève :
– de l’identité sexuelle, des rôles en tant qu’individus sexués et de leurs stéréotypes dans la société, qui relèvent de l’espace social ;
– de l’orientation sexuelle qui relève de l’intimité des personnes. »

L’accent est mis sur la lutte contre les idées reçues. Ce point du programme est donc un moment parfaitement adapté pour que les enseignant·e·s de SVT discutent les normes de genre et évoquent avec les élèves les discriminations qui y sont associées. C'est aussi là une occasion unique d’évoquer le thème de la transidentité, pour lutter contre la stigmatisation et les discriminations qui touchent les personnes transidentitaires.

Par ailleurs, il est explicitement demandé de distinguer « l’identité sexuelle » de « l’orientation sexuelle ». On peut regretter à ce titre le choix de la terminologie « identité sexuelle », imposée par les programmes, alors que l’expression désigne ce qui devrait apparaître sous le nom d’« identité de genre » (genre auquel une personne a le sentiment d’appartenir). Le terme « identité sexuelle » entretient une confusion avec l’orientation sexuelle qu’il s’agit justement de lever.

De l’étude des 5 manuels scolaires pris pour exemples, il ressort que la transidentité en particulier est :
– globalement peu abordée
– traitée à l’aide d’exemples non contemporains ou « exotiques »
– traitée souvent d’une manière qui renforce les normes de genre au lieu de les remettre en question, en présentant les transidentités comme des pathologies, en ce qu’elles sortent de ces normes
– mal définie, notamment parce que l'ensemble des manuels scolaires étudiés reprennent l’expression d'« identité sexuelle » en lieu et place de l'expression « identité de genre », tout en considérant parfois les deux comme étant synonymes. Or le terme « sexuelle » entretient une confusion entre « identité de genre » et « orientation sexuelle », confusion renforcée, de manière parfois très poussée, alors que l'objectif est précisément de les distinguer.

I- Nathan 2011

La notion de genre apparaît à deux endroits :

1/ Dans une double page (p. 190-191) intitulée « Identité sexuelle et normes sociales ».
Dans celle-ci, une première page fait référence à l’identité sexuelle. Une définition permet d’introduire la notion : « Définir l’identité sexuelle n’est pas chose facile. Si l’on s’en tient à une définition biologique, le genre est défini à la naissance par la nature des organes sexuels externes. D’un point de vue sociologique, l’identité sexuelle se définit davantage comme le genre par lequel une personne est socialement reconnue. 
Cette définition s’accompagne d’une série de documents sur les stéréotypes de genre et l’influence de la société sur l’identité de genre.
Une seconde page traite de l’orientation sexuelle, sous le titre « L’orientation sexuelle : respecter l’intimité de chacun ».
Un QCM fait le bilan de la page. La première réponse au choix fait le lien entre identité sexuelle et orientation sexuelle : « L’identité sexuelle détermine l’orientation sexuelle » (sans que les documents permettent aux élèves de trouver une réponse évidente à la question posée).

Bilan 1
> Est repris le terme du B.O. “identité sexuelle”, alors qu’il s’agit en fait clairement d’identité de genre. Or ce terme entretien une confusion entre identité sexuelle et orientation sexuelle, confusion renforcée par le fait de traiter ces deux notions dans un même ensemble documentaire. Par ailleurs, le premier choix de réponse au QCM achève implicitement de faire faire ce lien aux élèves.
> Aucune référence n’est faite à la transidentité dans cette partie. D’autre part, on remarque que dans la partie qui la définit, l’identité est systématiquement quelque chose de déterminé par autrui, puisque biologiquement il s’agit du sexe assigné à la naissance sur la base de l’apparence des organes génitaux externe, et sociologiquement il s’agit du genre auquel la personne est assignée par la société. Seule l’identité donnée est donc envisagée ici, et non une identité qui soit propre, personnelle.

2/ Dans un deuxième temps, une série de documents vient compléter la notion dans une partie destinée à élargir la réflexion. Ce sont des ressources facultatives (p. 200-201, des documents sans question ni piste d’exploitation, pour susciter le débat ou laisser les élèves poursuivre d’eux et d’elles-mêmes leurs recherches sur ce thème (des liens Internet accompagnent chacun des documents). On y trouve :
> Un document « Sciences et société » sur l’intersexuation autour du cas de Caster Semanya
> Un autre « Sciences et art » sur les castrats, autour du cas de Farinelli
> Un document sur des cas d’intersexuation chez les alligators dus à des perturbateurs endocriniens (il est fait référence à des « anomalies sexuelles » et de « malformations », à la mortalité accrue qui accompagne l’apparition de ces phénotypes. Une des deux questions posées est « dans quelle mesure doit-on s’inquiéter des malformations observées chez cette espèce ? »)
> Un document sur une expérience de sciences sociales, « Sciences et psychologie », traite de « l’effet Roméo et Juliette ».

Bilan 2
> La transidentité n’est jamais traitée dans un cadre contemporain, et est toujours reliée à une opération chirurgicale effectuée avant la puberté. Les transidentités telles qu’on les rencontre aujourd’hui dans notre société, et éventuellement chez nos élèves, sont donc délaissées.
> Les cas d’intersexuation sont traités en deux temps. Chez les humains d’abord : le cas de Caster Semanya est évoqué mais sans que la notion de norme soit remise en question. Dans un deuxième temps, une intersexuation due à des perturbateurs chimiques est évoquée chez les alligators. Il est question d’« anomalies », de « malformations » et il est explicitement précisé aux élèves qu’il convient de s’en inquiéter. Ces deux documents concernant l’intersexuation sont accolés : des élèves, même inconsciemment, ne manqueront pas de faire un lien entre ces deux cas, notamment lors de la réponse à « Dans quelle mesure doit-on s’inquiéter des malformations observées chez cette espèce ? ». Nous sommes loin ici d’une remise en question des normes de genre qui permette de lutter contre les discriminations qui touchent les personnes intersexes.

 

II- Hatier 2011

La notion de genre est quasiment absente du manuel. La notion n’est traitée que dans le cadre d’un document intitulé « Homme et femme : l’influence de la société » (p. 177), dans lequel deux illustrations permettent de comparer les représentations d’une famille en 1954 et aujourd’hui (famille « blanche », hétérosexuelle, cisgenre, valide, avec deux enfants – une fille et un garçon – qu’on voit dans la cuisine. Le père et le garçon sont les deux personnes les plus actives à la tâche : ils préparent le repas tandis que la mère et la fille les regardent).

Un encadré définit l’« identité sexuelle » : « En sociologie, l’identité sexuelle (ou identité de genre, ou identité sexuée) se réfère au genre par lequel une personne est socialement reconnue ; c’est-à-dire que certaines personnes parlent d’elles-mêmes comme étant un homme ou une femme ou se décrivent de façon moins conventionnelle, mais ce terme peut aussi faire référence au genre que les autres personnes attribuent à quelqu’un sur la base de ce qu’ils connaissent des indicateurs sociaux de genre (vêtements, coiffure, démarche, etc.). »

Bilan
> La notion de genre est vite évacuée, à peine traitée. On y devine la notion de transidentité, mais de manière très imprécise et loin d’être explicite : « certaines personnes parlent d’elles-mêmes comme étant un homme ou une femme ou se décrivent de façon moins conventionnelle. »
> La notion d’identité sexuelle est ici clairement et explicitement entendue comme identité de genre. Pourtant la définition qui en est donnée est confuse et contradictoire, mêlant identité relevant d’une conviction personnelle (« certaines personnes parlent d’elles-mêmes comme étant un homme ou une femme »), identité reconnue par les autres (identité sociale) et même identité attribuée par les autres.
> Enfin, notons que la photo censée représenter la famille d’aujourd’hui en donne plutôt la norme. Et que de par la valeur documentaire que lui confère le parallèle avec une image plus ancienne, ce document, soutient implicitement l’idée qu’au sein des familles contemporaines on constate une égalité qui se manifeste au moins dans les tâches ménagères. Or cela contredit les études sur le sujet, et risque, au moment d’évoquer la notion de genre et les inégalités qu’elle permet d’étudier, d’évacuer une raison de faire ce parallèle entre genre et inégalités.

 

III- Bordas 2011

La notion d’identité de genre apparaît à trois reprises dans le chapitre. Le thème de la transidentité est abordé dans deux d’entre elles :

> La partie introductive au chapitre « Des documents pour se poser des questions » (p. 166), présente la notion de genre. Il s’agit d’un texte sur « la construction de « l’identité sexuelle » accompagnée d’un dessin dans lequel une petite fille demande à un garçon de lui prêter sa mitraillette. Le garçon répond : « Nan ! C’est pas pour les filles ! »
« L’identité sexuelle, c’est-à-dire l’identité de genre (masculine ou féminine) dans lequel nous sommes socialement reconnus, ne dépend pas uniquement du sexe phénotypique à la naissance. Cette identité sexuelle s’établie dans la petite enfance et la façon dont le jeune enfant est éduqué joue un rôle important. »

> L’identité de genre est ensuite traitée dans une page appelée « Identité sexuelle et orientation sexuelle ».
Une partie d’un document y traite de « l’identité sexuelle ou identité de genre », notant que « l’identité sexuelle est le fait de se sentir totalement homme ou femme ». Il est précisé notamment que « chacun apprend à devenir homme ou femme selon son environnement ». À cette définition fait suite un texte sur le fait que certaines cultures possèdent plus de deux catégories (homme et femme) : Berdaches nord-amérindiens, Fa’afafine en Polynésie. Il s’agit, est-il écrit, d’individus qui sont « biologiquement des hommes mais qui se comportent de manière typiquement féminine ». Par ailleurs, une autre partie du document évoque la « transexualité, ou la discordance entre identité sexuelle et sexe biologique ». La définition donnée est que « les transexuels sont des personnes qui estiment que leur identité sexuelle ne correspond pas à leur genre biologique ». Le document explique ensuite comment « cette conviction transexuelle » se manifeste par une volonté de travestissement puis par celle de changer de sexe physiquement (par opérations, traitements hormonaux) puis enfin par celle de changer d’état civil.
Une illustration accompagne le document : celle d’une manifestation de l’Association du syndrome Benjamin. La photo est intitulée « manifestation de transexuels à Paris ».
Par ailleurs, la notion d’identité sexuelle est définie une autre fois au sein du titre du document : « L’identité sexuelle se réfère au genre sous lequel une personne est socialement reconnue. » Une question est posée en bas de page pour exploiter ce document dans son ensemble (avec la partie sur l’orientation sexuelle) : « Expliquez brièvement la différence qui existe entre identité sexuelle et orientation sexuelle. »

> Enfin, la notion de transidentité apparaît une seconde fois dans un document intitulé « Des clés pour aller plus loin », à la fin du chapitre. Il s’agit d’un document utilisant l’expression de « troisième genre » en évoquant le cas polynésien des Fa’afafine, illustré par un tableau de Paul Gauguin.

Bilan
> Ici encore les notions d’identité de genre et d’orientation sexuelle sont mises en relation au risque de créer la confusion chez les élèves. Cette confusion vient du fait d’utiliser l’expression « identité sexuelle » au lieu d’« identité de genre ». Le document principal sur cette notion précise bien dès son titre qu’il faut entendre identité sexuelle par identité de genre, mais le fait de la traiter notion en même temps que celle d’orientation sexuelle, avec un titre commun (« Identité sexuelle et orientation sexuelle ») renforce cette confusion. Même si la question posée pour exploiter le document tente de bien faire faire aux élèves la distinction entre ces deux notions, inconsciemment ou non, les élèves risquent au contraire de faire un lien direct entre les deux.
> La notion de transidentité est bel et bien abordée, et même à deux reprises, par ce manuel, mais ce sont à deux reprises des « exotiques ». De plus, les deux documents traitent de la Polynésie et des Berdaches sud-américaines ayant été traité dans un document. Et aucun de la transidentité au sein de notre société.
> Enfin la photo de manifestation, en ce qu’elle montre à voir l’Association du « syndrome » de Benjamin laisse penser que la transidentité est une maladie (reconnue par les personnes concernées elles-mêmes, qui plus est), alors que cette association, dissoute en 2008, luttait au contraire pour la dépsychiatrisation de ce qu’on appelait encore le « transexualisme », ce qui n’est pas explicité.

 

IV- Hachette 2011

Dans ce manuel, la notion d’identité de genre est abordée à deux reprises.

> La notion d’identité de genre est traitée dans une double page intitulée « Identité et orientation sexuelle ». La première page traite de « l’identité sexuelle » (p. 170), la seconde traite de l’« orientation sexuelle » (p. 171).
Les deux premiers documents de l’ensemble tentent d’apporter une définition. Le premier précise, en citant un ouvrage de neurosciences, que l’« identité sexuelle » est « déterminée par la perception subjective que l’on a de son propre sexe et de son orientation sexuelle ». Il est précisé également que « l’identité sexuelle […] peut être une simple construction de l’esprit ou correspondre à des traits liés aux attributs sexuels “influencés par les attentes de la société et les normes culturelles” » (la citation est également un extrait du même ouvrage de neurosciences).
Ce document est associé à la photographie d’une personne ne correspondant pas aux normes de genre : il s’agit d’une personne torse nu, qu’on identifie comme étant de sexe biologique masculin, portant des cheveux longs et du maquillage. Il s’agit d’une photo de la photographe russe Raïsa Kanareva, dont le travail porte en partie sur le thème de la transidentité.
Un second document intitulé « Une approche de l’identité sexuelle » présente un extrait d’un manuel de sexologie.

Par ailleurs, un autre document intitulé « L’identité sexuelle en débat » aborde dans un premier temps l’intersexuation (appelée ici « intersexualité ou hermaphrodisme ») et dans un second temps la « transexualité ». Il s’agit alors d’un extrait de « Psychiatrie de l’adulte » qui dit : « Le terme de transexualisme désigne un trouble de l’identité sexuelle longtemps confondu avec l’homosexualité. Le transexualisme se caractérise par la conviction profonde et durable, chez un sujet normalement constitué, d’appartenir au sexe opposé à celui de son anatomie. Cette conviction s’accompagne d’un sentiment d’inconfort et d’inadéquation quant à son sexe, avec un désir intense et obsédant d’être débarrassé de ses caractéristiques sexuelles ainsi que d’acquérir celles de l’autre sexe. »
À la fin de la double page, une série de questions permet l’exploitation des documents. La question faisant le bilan de la page sur « l’identité sexuelle » et de celle sur l’orientation sexuelle demande aux élèves de « Montrer que l’identité sexuelle est une notion complexe à dissocier de l’orientation sexuelle ».
Par ailleurs, la notion de genre est réabordée en fin de chapitre dans un ensemble documentaire d’une page appelé « Le genre, une construction sociale » (p. 179). Cet ensemble comporte trois documents : un premier, appelé « La dimension du genre », définit ce qu’est le genre en précisant le rôle de la société dans sa construction, un second, « Que pense la Bible de l’homosexualité ? Que nous propose l’Église en sa présence ? » expliquant que l’Église catholique ne condamne pas l’homosexualité dans un texte condescendant et paternaliste. Enfin un troisième document, « Question de sexualité », de quelques lignes, explique en parlant de l’homosexualité et des discriminations qui l’entourent, que « tout le monde a le droit élémentaire à une sexualité épanouie ».

Bilan
> La notion de transidentité est bel et bien traitée dans ce manuel mais on note encore une fois la confusion entre « orientation sexuelle » et « identité de genre », confusion entretenue par l’expression d’« identité sexuelle », confusion largement renforcée par le fait de traiter ces deux notions dans la même double-page ou dans le même ensemble documentaire. Plus que cela, le premier document de définition explique que l’identité sexuelle se fonde sur l’orientation sexuelle. De tous les manuels étudiés, le Hatier est le seul opérer aussi explicitement cette confusion entre orientation sexuelle et identité de genre. On remarque d’ailleurs que le second document de définition est issu d’un livre de sexologie, ce qui, là encore, risque de contribuer à entretenir la confusion. Enfin, la question posée pour faire le bilan de la double-page va jusqu’à demander de démontrer qu’il est difficile de distinguer les deux notions, alors même que le programme officiel demande au contraire d’amener les élèves à distinguer clairement les deux.
> La transidentité est traitée comme une pathologie. Au lieu de se servir de ce thème pour déconstruire les normes, il est utilisé au service du renforcement de ces normes. Le document traitant du « transexualisme » est ainsi un extrait d’un manuel de psychiatrie. Par ailleurs, la transidentité est définie comme un « trouble », s’accompagnant d’un « inconfort », d’obsession… Il serait bon de préciser que cet inconfort obsédant provient en grande partie des normes de genre et de la bicatégorisation en femmes et hommes imposée au sein de la société, bicatégorisation que ce type de manuel vient renforcer dans les représentations des élèves.
> Seul aspect positif : la transidentité n’est pas traitée comme un exotisme. Elle est illustrée par le travail d’une photographe russe contemporaine, les élèves peuvent donc considérer que la personne transidentitaire représentée partage la même culture et vit à la même époque. Cela permet l’identification.

 

V- Belin 2011

Dans ce manuel, la notion d’identité de genre n’apparaît que dans un court document intitulé « Identité sexuelle et orientation sexuelle : deux aspects de la sexualité ». Il s’agit d’extraits de citation d’une médecin sexologue.
Le document est présenté ci-dessous :

Par ailleurs, un autre document parle succinctement du cas des castrats (avec une illustration de Farinelli). Cela s’accompagne d’un propos sur un autre cas, celui de personnes atteintes de tumeurs ovariennes sécrétant des quantités importantes d’œstradiol – ce qui se traduit par une puberté précoce.

Bilan
> Ici encore, le terme d’« identité sexuelle » est utilisé pour parler d’« identité de genre ». La confusion avec l’orientation sexuelle est, comme dans le manuel des éditions Hachette, largement encouragée puisque l’identité sexuelle est considérée comme relevant de la sexualité. Cela est souligné à la fois dans le texte et dans le titre du document. La distinction entre les deux notions est présentée de manière maladroite puisqu’elle aborde justement le thème de l’homosexualité (or il existe souvent des confusions entre transidentités et homosexualité).
> La transidentité n’apparaît pas en tant que telle. Elle est traitée au travers du cas de Farinelli (exemple non contemporain et résultant d’une opération chirurgicale) et ne permet donc aucune identification dans notre société. Par ailleurs, l’exemple n’est pas utilisé pour questionner les normes, mais uniquement pour mettre en évidence le rôle des hormones dans les phénotypes sexuels.